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	<title>Royal Observatory of Belgium &#187; Nouvelles</title>
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		<title>Deuxième workshop sur les Services Temps et Fréquence belges (BFTS)</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 15:40:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Le Binh San Pham]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>Le mardi 10 mars 2026, le deuxième workshop consacré aux services temps et fréquences belges (en anglais Belgian Time and Frequency Services ou BTFS) s’est tenu à l’Observatoire royal de Belgique (ORB). Il a réuni une trentaine de participants intéressés afin de discuter des dernières évolutions et applications. Grâce à l’utilisation d’un réseau optique pour la distribution des signaux de [...]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le mardi 10 mars 2026, le deuxième workshop consacré aux services temps et fréquences belges (en anglais Belgian Time and Frequency Services ou BTFS) s’est tenu à l’Observatoire royal de Belgique (ORB). Il a réuni une trentaine de participants intéressés afin de discuter des dernières évolutions et applications. Grâce à l’utilisation d’un réseau optique pour la distribution des signaux de temps et de fréquence, cette technologie est insensible aux menaces GNSS telles que le brouillage (jamming) et l’usurpation (spoofing), ce qui améliore significativement la fiabilité des signaux. La participation importante de ce workshop confirme un intérêt croissant pour les BFTS.</strong><span id="more-7426"></span></p>
<h3>Extension du réseau belge</h3>
<p>Le workshop a été ouvert par Koen Lefever de Belspo, sponsor du projet BOOSTED qui vise à développer un réseau optique de transfert de temps et fréquence. Raphaël Marion (ORB) a ensuite présenté un état des lieux du réseau belge de temps et de fréquence. Il a expliqué la mise en service du premier tronçon en décembre 2025 et a exposé les ambitieux plans d’extension pour 2026. De nouvelles connexions sont prévues, notamment vers le service de métrologie du SPF Économie ainsi que vers les universités de Mons et de Louvain-la-Neuve. Une connexion au réseau paneuropéen core time &amp; frequency network (C-TFN) de GÉANT figure également sur la roadmap.</p>
<p><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/04/17733107142222.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-7427 img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/04/17733107142222-1024x575.jpg" alt="Des personnes dans une salle de réunion regardant deux écrans pendant qu'un intervenant explique le contenu" width="780" height="437" /></a></p>
<h3>Besoin d’un réseau robuste</h3>
<p>Bien que les BTFS aient été initialement développés pour la recherche scientifique, l’intérêt d’autres secteurs croît rapidement. Les secteurs des télécommunications, de l’énergie et des transports manifestent notamment un intérêt pour un signal temporel indépendant et extrêmement précis afin de renforcer la sécurité et la fiabilité de leurs infrastructures critiques. Cette évolution s’inscrit pleinement dans la vision du Joint Research Centre (JRC) de la Commission européenne. Lors de sa présentation, Lukasz Bonenberg a souligné l’importance de développer des réseaux terrestres de synchronisation temporelle robustes et indépendants du GNSS. Selon le JRC, de tels réseaux sont essentiels pour construire un système européen résilient de positionnement, navigation et synchronisation temporelle (PNT).</p>
<h3>Les Pays-Bas et la Suisse</h3>
<p>Des expériences internationales ont également été présentées. L’organisation néerlandaise SURF a annoncé avec fierté la mise en service de son réseau national de temps et de fréquence pour la recherche et l’enseignement. Depuis janvier 2026, un signal temporel White Rabbit, provenant de l’Institut national de métrologie VSL à Delft, distribue l’heure légale UTC(VSL) vers onze sites via le réseau de fibre optique de SURF.</p>
<p>Par ailleurs, METAS, l’institut national de métrologie suisse, a présenté plusieurs applications concrètes de son réseau. En Suisse, un réseau de 450 kilomètres est désormais opérationnel pour la distribution de signaux temporels White Rabbit, principalement utilisés par le secteur financier, la défense et les télécommunications. Un signal de fréquence optique est également diffusé pour des applications scientifiques avancées, telles que la spectroscopie de précision et le « fiber sensing ».</p>
<h3>Technologie et innovation</h3>
<p>La seconde partie du workshop était consacrée aux aspects techniques. Lisa Van Loo (Belnet) et Guillaume Le Portz (ORB) ont présenté l’architecture du réseau BTFS ainsi que les excellents résultats de monitoring des premières connexions.</p>
<p>Net Insight a ensuite présenté sa technologie Zyntai, une solution innovante fonctionnant comme une couche superposée sur des réseaux IP existants. En effectuant une pondération statistique de plusieurs sources temporelles, cette technologie, compatible avec le réseau BTFS, permet de distribuer un signal temporel précis sur de longues distances, avec des performances situées entre le PTP et le WR.</p>
<p>Enfin, Pr Kasper Van Gasse du Photonics Research Group (UGent et imec) a présenté des recherches en cours sur la photonique intégrée. Ces travaux visent à développer des lasers plus compacts, plus robustes et plus faciles à produire, avec des applications en métrologie et en technologies quantiques.</p>
<p>Le workshop s’est clôturé par un moment convivial autour d’un verre, offrant aux participants l’occasion d’échanger leurs expériences et d’explorer de nouvelles collaborations. Cette deuxième édition a clairement confirmé l’importance croissante d’une distribution fiable du temps ainsi que l’intérêt marqué tant du monde scientifique que de l’industrie.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Une nouvelle vue de la couronne solaire</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 10:48:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Le Binh San Pham]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le coronographe ASPIICS, développé sous la direction de la Belgique et embarqué à bord de la mission Proba-3 de l’ESA, révèle un lieu de naissance dynamique du vent solaire<br />
<strong>Les observations réalisées par le coronographe ASPIICS à bord de la mission Proba-3 de l’ESA révèlent un monde d’activité à petite échelle dans la couronne interne du Soleil, selon une nouvelle étude menée [...]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le coronographe ASPIICS, développé sous la direction de la Belgique et embarqué à bord de la mission Proba-3 de l’ESA, révèle un lieu de naissance dynamique du vent solaire</h3>
<p><strong>Les observations réalisées par le coronographe ASPIICS à bord de la mission Proba-3 de l’ESA révèlent un monde d’activité à petite échelle dans la couronne interne du Soleil, selon une nouvelle étude menée par l’Observatoire royal de Belgique. <a href="https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/First_Proba-3_science_surprisingly_speedy_solar_wind" target="_blank">Ces observations</a> suggèrent que la région où se forme le vent solaire est remplie de structures constamment en mouvement qui pourraient contribuer à propulser le vent solaire lui-même.</strong></p>
<p>L&rsquo;atmosphère étendue du Soleil, la couronne solaire, est un univers d&rsquo;extrêmes. Les températures y dépassent le million de degrés – bien plus chaudes que la surface solaire – et de cet endroit s&rsquo;échappe un flux supersonique continu de plasma (gaz chargé électriquement) connu sous le nom de vent solaire. La composante lente de ce vent, le vent solaire lent, est particulièrement énigmatique : sa vitesse, sa densité et sa composition varient fortement, et son origine exacte dans la couronne interne fait l&rsquo;objet de débats depuis des décennies.</p>
<div id="attachment_7419" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/04/Streamers_around_the_Sun2.png"><img class="size-large wp-image-7419 img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/04/Streamers_around_the_Sun2-1024x1024.png" alt="Une image carrée avec le Soleil au centre. Le Soleil apparaît jaune, avec des régions claires et sombres. Cette image centrale est entourée d’une autre image en vert, montrant des arcs et des rayons verts lumineux s’étendant depuis le Soleil. Deux grands rayons se distinguent en haut au centre-droite et en bas à gauche." width="780" height="780" /></a><p class="wp-caption-text">Cette image a été enregistrée le 16 juillet 2025. À cette époque, le Soleil se trouvait à son maximum solaire, la période la plus active du cycle solaire de 11 ans. Cela signifiait que les grands jets transportant le vent solaire pouvaient s&rsquo;étendre dans toutes les directions. Au fur et à mesure que l&rsquo;activité solaire ralentira au cours des prochaines années et que le champ magnétique solaire deviendra moins chaotique, les grands jets proviendront principalement de la région proche de l&rsquo;équateur solaire. La partie jaune (colorée artificiellement) de l&rsquo;image montre le Soleil en lumière ultraviolette, enregistrée par le télescope SWAP à bord du satellite Proba-2 de l&rsquo;ESA. L&rsquo;image verte qui l&rsquo;entoure a été capturée en lumière visible par le coronographe ASPIICS à bord de Proba-3 de l&rsquo;ESA. Crédit : ESA/Proba-3/ASPIICS &amp; ESA/Proba-2/SWAP, A. Zhukov (ROB).</p></div>
<p>L&rsquo;observation de la partie interne de la couronne solaire a longtemps été difficile. Les télescopes qui observent le Soleil et sa couronne basse en rayons X et en ultraviolet extrême ne peuvent généralement pas voir assez loin du Soleil, tandis que les coronographes traditionnels – instruments qui masquent le disque solaire brillant pour révéler la couronne faiblement lumineuse – observent généralement la partie de la couronne plus éloignée du Soleil. Il en résulte une lacune d&rsquo;observation précisément là où l&rsquo;on pense que le vent solaire lent se forme.</p>
<p>La mission Proba-3 de l&rsquo;Agence spatiale européenne (ESA), lancée en décembre 2024, utilise une technique unique pour combler cette lacune : deux engins spatiaux volant en formation avec une précision millimétrique, à 144 mètres l&rsquo;un de l&rsquo;autre. L&rsquo;un des satellites est équipé d&rsquo;un disque qui masque la surface lumineuse du Soleil, tandis que l&rsquo;autre abrite un télescope. Ensemble, ils forment un coronographe géant qui crée à la demande des éclipses solaires totales artificielles dans l&rsquo;espace, permettant aux scientifiques d&rsquo;observer la couronne faiblement lumineuse dans des régions très proches du Soleil pendant plusieurs heures d&rsquo;affilée. L&rsquo;instrument principal de la mission, le coronographe ASPIICS (Association of Spacecraft for Polarimetric and Imaging Investigation of the Corona of the Sun), comble efficacement le fossé observationnel entre les télescopes solaires à ultraviolet extrême et les coronographes traditionnels.</p>
<div id="attachment_7420" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/04/Proba-3_tracks_solar_wind_moving_close_to_the_Sun2.png"><img class="size-large wp-image-7420 img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/04/Proba-3_tracks_solar_wind_moving_close_to_the_Sun2-1024x1024.png" alt="Une image carrée avec le Soleil au centre, d'un jaune éclatant et parsemé de zones plus sombres ainsi que d'arcs jaunes lumineux s'étendant depuis sa surface. Autour, une image tachetée de blanc, de gris et de noir montrant des flux de matière se déplaçant vers l'extérieur le long de rayons partant du Soleil. En bas, de la matière se déplace vers l'intérieur, et une importante éjection de matière s'étend vers la droite à partir du côté droit du Soleil, formant une série d'arcs en forme de C inversés." width="780" height="780" /></a><p class="wp-caption-text"><a href="https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/First_Proba-3_science_surprisingly_speedy_solar_wind" target="_blank">Visionnez la vidéo</a>. La partie jaune (colorée artificiellement) de la vidéo montre le Soleil en lumière ultraviolette, enregistrée par le télescope SWAP à bord du satellite Proba-2 de l&rsquo;ESA. La zone en tons de gris qui l&rsquo;entoure est basée sur des données capturées en lumière visible par le coronographe ASPIICS de Proba-3. Ces données sont traitées pour améliorer le contraste. On peut voir des flux de vent solaire s&rsquo;éloigner du Soleil dans toutes les directions. Dans certaines régions, en particulier vers le bas de la vidéo, on observe également de la matière retomber vers le Soleil. Dans la seconde moitié de la vidéo, une éjection coronale de masse s&rsquo;étend vers la droite. Crédit : ESA/Proba-3/ASPIICS &amp; ESA/Proba-2/SWAP (ROB), A. Debrabandere (ROB).</p></div>
<p>Dans une nouvelle étude menée par l&rsquo;Observatoire royal de Belgique et publiée dans <a href="https://iopscience.iop.org/article/10.3847/2041-8213/ae469b" target="_blank">Astrophysical Journal Letters</a>, des chercheurs présentent les premiers résultats scientifiques obtenus par Proba-3/ASPIICS. « Les observations révèlent que la région d’où provient le vent solaire lent est peuplée d’événements dynamiques de petite échelle : de minuscules structures de plasma, faiblement lumineuses et en évolution rapide, s’écoulant vers l’extérieur, mais parfois aussi vers l’intérieur, à travers la couronne », explique Andrei Zhukov, chercheur principal d’ASPIICS et premier auteur de l’étude. Ces mouvements indiquent que la couronne solaire est bien plus dynamique à petite échelle qu’on ne l’avait observé auparavant. Ces dynamiques pourraient être liées à la reconnexion magnétique, c’est-à-dire le réarrangement des champs magnétiques susceptible de chauffer et d’accélérer le plasma. Le suivi de ces minuscules structures fournit de nouveaux indices sur la formation du vent solaire lent et sur la manière dont le Soleil libère de la masse et de l’énergie dans l’espace interplanétaire.</p>
<p>Proba-3 est une mission de l’ESA impliquant des partenaires scientifiques et industriels à travers l’Europe. La Belgique joue un rôle central dans les aspects technologiques et scientifiques de la mission :</p>
<ul>
<li><a href="https://rdw.com/locations/belgium/" target="_blank">Redwire</a>, à Kruibeke, a fourni l&rsquo;avionique des satellites, ainsi que les services d&rsquo;assemblage, d&rsquo;essais et de mise en service.</li>
<li>Le <a href="https://www.csl.uliege.be" target="_blank">Centre Spatial de Liège</a> a dirigé la conception, l&rsquo;assemblage et les essais du télescope ASPIICS, et a joué le rôle de maître d&rsquo;œuvre industriel, coordonnant un vaste consortium européen chargé de la construction de l&rsquo;instrument.</li>
<li>L&rsquo;<a href="https://www.astro.oma.be/fr/" target="_blank">Observatoire royal de Belgique</a> dirige les recherches scientifiques, notamment l&rsquo;équipe du chercheur principal chargé de l&rsquo;instrument et les opérations scientifiques de la mission.</li>
</ul>
<p>Le satellite Proba-3 est exploité depuis le <a href="https://www.esa.int/Enabling_Support/Operations/ESA_Ground_Stations/ESA_ESEC" target="_blank">Centre européen de sécurité et d&rsquo;éducation spatiales de l&rsquo;ESA</a>, situé à Redu. Cette forte implication belge témoigne de plusieurs décennies d&rsquo;expertise en physique solaire et en développement de matériel spatial.</p>
<p>Ces premiers résultats ne marquent que le début de l&rsquo;exploration de la couronne solaire par Proba-3. « Depuis le début de sa mission nominale en juillet 2025, Proba-3/ASPIICS a acquis plus de 250 heures de données, ce qui équivaut à la durée de milliers d&rsquo;éclipses solaires totales naturelles observées depuis le sol », explique Andrei Zhukov. Les scientifiques s&rsquo;attendent à ce que Proba-3 révèle encore davantage de détails sur les processus fondamentaux de la couronne, tels que la formation du vent solaire et le mécanisme par lequel les éruptions magnétiques, connues sous le nom d&rsquo;éjections coronales de masse, sont projetées depuis le Soleil.</p>
<p><em>La contribution belge à Proba-3 est soutenue par les programmes GSTP et PRODEX de l&rsquo;ESA, par le Bureau fédéral belge de la politique scientifique (BELSPO) et par le Centre d&rsquo;excellence Soleil-Terre (</em><a href="https://www.stce.be/" target="_blank"><em>Solar-Terrestrial Centre of Excellence</em></a><em> en anglais).</em></p>
<p><strong>Publication de l’ESA :</strong> <a href="https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/First_Proba-3_science_surprisingly_speedy_solar_wind" target="_blank">https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/First_Proba-3_science_surprisingly_speedy_solar_wind</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Une “Bataille des scientifiques” a eu lieu en Flandre</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 09:01:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Flore Van Maldeghem]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>Le 6 février, six scientifiques, dont deux de l&#8217;Observatoire royal de Belgique, ont partagé leurs connaissances sur les tempêtes solaires et la météorologie spatiale devant un public bien particulier lors de la onzième édition de la Bataille des scientifiques (<em>Wetenschapsbattle </em>en néerlandais) en Flandre. 2 700 élèves enthousiastes de l’école primaire, dont 500 dans l&#8217;auditorium et 2 200 via livestream, [...]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;"><strong>Le 6 février, six scientifiques, dont deux de l&rsquo;Observatoire royal de Belgique, ont partagé leurs connaissances sur les tempêtes solaires et la météorologie spatiale devant un public bien particulier lors de la onzième édition de la Bataille des scientifiques (<em>Wetenschapsbattle </em>en néerlandais) en Flandre. 2 700 élèves enthousiastes de l’école primaire, dont 500 dans l&rsquo;auditorium et 2 200 via livestream, ont voté pour la présentation la plus instructive. Le Centre belge de météorologie spatiale (STCE) et The Floor is yours ont uni leurs forces pour organiser cette édition. </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">La Bataille des scientifiques (<em>Wetenschapsbattle </em>en néerlandais) est un concours flamand dans lequel les scientifiques présentent leurs recherches de manière si claire que même les enfants peuvent les comprendre. Mieux encore, ce sont les enfants qui ont le dernier mot. Ils font les présentations, contrôlent le temps, forment un jury d&rsquo;enfants et votent pour le scientifique qui a donné la présentation la plus claire. Cette année, cet honneur est revenu à l&rsquo;école primaire De Mozaïek de Kessel-Lo.</p>
<div id="attachment_7377" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/03/WB100.jpg"><img class="wp-image-7377 size-large img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/03/WB100-1024x682.jpg" alt="WB100" width="780" height="519" /></a><p class="wp-caption-text">Après chaque présentation, le jury d’enfants donne un retour critique et les enfants dans l’audience peuvent poser des questions.</p></div>
<div id="attachment_7376" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/03/WB037.jpg"><img class="wp-image-7376 size-medium img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/03/WB037-300x199.jpg" alt="WB037" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">L’intervenant CiS Verbeeck de l’Observatoire royal de Belgique.</p></div>
<p style="font-weight: 400;">Le thème central était la « météo spatiale ». Il s&rsquo;agit des éruptions et des flux de particules provenant du Soleil, qui affectent la Terre et nos technologies. Pensez, par exemple, aux tempêtes solaires (explosions soudaines d&rsquo;énergie du Soleil), au vent solaire (flux de particules chargées provenant du Soleil) et aux gigantesques nuages de particules chargées que le Soleil éjecte de manière explosive dans l&rsquo;espace. En Belgique, nous disposons même d&rsquo;un centre de météorologie spatiale où des scientifiques collectent et analysent des données et publient des bulletins de météo spatiale. Le STCE est situé à Uccle et est connu bien au-delà des frontières du pays.</p>
<p style="font-weight: 400;">Quelles sont les conséquences de la météo spatiale pour nous ? Des satellites en panne, des systèmes GPS perturbés et, dans les cas extrêmes, des réseaux électriques endommagés sur Terre.</p>
<div id="attachment_7378" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/03/WB133.jpg"><img class="wp-image-7378 size-medium img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/03/WB133-300x200.jpg" alt="WB133" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">L’intervenant Andreas Debrabandere de l’Observatoire royal de Belgique.</p></div>
<p style="font-weight: 400;">Sur la base d&rsquo;une courte vidéo, les élèves ont sélectionné les intervenants ci-dessous (en néerlandais).</p>
<ul>
<li><strong>Cis Verbeeck</strong> (Observatoire royal de Belgique) : « Hoe voorspel je een super-zonnestorm ? » (<a href="https://youtu.be/k2mQgDVWmLM">présentation</a>)</li>
<li><strong>Esmee Tackx et Stefan De Raedemaeker</strong> (KU Leuven) : « Marsrover Marcel en de wraak van de zon » (<a href="https://youtu.be/SU0zwjMq6W4">présentation</a>)</li>
<li><strong>Dries Van Baelen</strong> (Défense) : « Hoe bel je een soldaat in het midden van de woestijn ? » (<a href="https://youtu.be/1oCgrrf_XGs">présentation</a>)</li>
<li><strong>Myrthe Flossie</strong> (KU Leuven) : « Help ! Zonnedeeltjes vallen astronauten aan » (<a href="https://youtu.be/qoIpGnIC6zA">présentation</a>)</li>
<li><strong>Andreas Debrabandere</strong> (Observatoire royal de Belgique) : « Een eclips bouwen om ruimteweer te zien » (<a href="https://youtu.be/-yhCZPh0ScI">présentation</a>)</li>
</ul>
<p style="font-weight: 400;">Au final, Myrthe Flossie (KU Leuven) a été désignée gagnante grâce à sa présentation sur la manière dont nous pouvons protéger les astronautes des particules plasma dangereuses provenant d&rsquo;une tempête solaire. Dries Van Baelen (Défense) est arrivé deuxième et a parlé de la radio HF et de la manière de garantir que les soldats puissent continuer à communiquer entre eux en toute sécurité, même pendant une tempête solaire.</p>
<p style="font-weight: 400;">Vous pouvez également regarder l&rsquo;<a href="https://youtu.be/zueaMPn8Vhc">intégralité de l&rsquo;émission</a> sur YouTube !</p>
<p style="font-weight: 400;">La Bataille des Scientifiques (<em>Wetenschapsbattle</em>) 2026 est organisée par <strong>The Floor is Yours</strong> en collaboration avec le <strong>Centre belge de météorologie spatiale</strong> <strong>(Solar-Terrestrial Centre of Excellence, STCE)</strong>, avec le soutien de <strong>Redwire</strong>, de la <strong>KU Leuven</strong> et du Fonds Wetenschapelijk Onderzoek (<strong>FWO</strong>).</p>
<div id="attachment_7379" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/03/WB211.jpg"><img class="wp-image-7379 size-large img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/03/WB211-1024x682.jpg" alt="WB211" width="780" height="519" /></a><p class="wp-caption-text">De gauche à droite : Cis, Stefan, Myrthe, Andreas, Esmee et Dries.</p></div>
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		<title>Impressionnante image d&#8217;une paire d&#8217;étoiles et de la nébuleuse qui les entoure</title>
		<link>https://www.astro.oma.be/fr/impressionnante-image-dune-paire-detoiles-et-de-la-nebuleuse-qui-les-entoure/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 15:34:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Le Binh San Pham]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>Ce lundi, l’Observatoire européen austral (ESO) a publié une nouvelle Image de la Semaine. Elle met en valeur une paire d&#8217;étoiles et la nébuleuse qui les entoure. Les deux étoiles constituent le système binaire AFGL 4106, qui a récemment fait l&#8217;objet d&#8217;une étude publiée dans la revue <em>Astronomy and Astrophysics</em>, dont René Oudmaijer, de l&#8217;Observatoire royal de Belgique, est l&#8217;un [...]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce lundi, l’Observatoire européen austral (ESO) a publié une nouvelle Image de la Semaine. Elle met en valeur une paire d&rsquo;étoiles et la nébuleuse qui les entoure. Les deux étoiles constituent le système binaire AFGL 4106, qui a récemment fait l&rsquo;objet d&rsquo;une étude publiée dans la revue <em>Astronomy and Astrophysics</em>, dont René Oudmaijer, de l&rsquo;Observatoire royal de Belgique, est l&rsquo;un des coauteurs. </strong></p>
<div id="attachment_7372" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/02/potw2608a2.jpg"><img src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/02/potw2608a2-1024x1024.jpg" alt="Deux points noirs entourés d&#039;un nuage orange" width="780" height="780" class="size-large wp-image-7372 img-responsive" /></a><p class="wp-caption-text">Le système binaire AFGL 4106 (points noirs au centre) et la nébuleuse qui l&rsquo;entoure (en orange). Image prise avec le Very Large Telescope (</em><a href="https://www.eso.org/public/teles-instr/paranal-observatory/vlt/" target="_blank"><em>VLT</em></a><em>) de l&rsquo;ESO. Crédit : ESO/G. Tomassini et al.</p></div>
<p>Les deux étoiles, représentées par une paire de points noirs au centre de l&rsquo;image, forment un vieux couple stellaire. Comme la plupart des étoiles ont des compagnes, les astronomes se posent la question suivante : comment le fait d&rsquo;être en couple influe-t-il sur la mort d&rsquo;une étoile ?</p>
<p>Avant de mourir, les étoiles expulsent d&rsquo;énormes quantités de gaz et de poussière, ingrédients nécessaires à la formation d&rsquo;une nébuleuse en pleine croissance. Les étoiles massives représentées ici se trouvent à des stades avancés, proches mais distincts, de leur cycle de vie, l&rsquo;une d&rsquo;elles ayant expulsé suffisamment de masse pour produire une enveloppe poussiéreuse (représentée en orange sur l&rsquo;image).</p>
<p>Dans un article de recherche récent dirigé par Gabriel Tomassini (Université Côte d&rsquo;Azur, France) et dont René Oudmaijer est coauteur, des chercheurs ont cartographié ces débris et caractérisé avec précision les étoiles centrales.</p>
<p>L&rsquo;imagerie des objets astronomiques proches des étoiles pose un défi en raison de l&rsquo;effet écrasant de la luminosité d&rsquo;une étoile. En fait, les étoiles elles-mêmes apparaissent en noir car leur luminosité est saturée.</p>
<p>Heureusement, l&rsquo;instrument SPHERE du VLT est bien équipé pour gérer les grands contrastes de luminosité, ce qui permet pour la première fois d&rsquo;étudier en détail à la fois les étoiles très lumineuses et la nébuleuse faiblement éclairée qui les entoure. De plus, il peut corriger le flou causé par la turbulence atmosphérique, fournissant ainsi des images très nettes.</p>
<p>La forme de la nébuleuse révèle l&rsquo;impact significatif que la compagne a sur l&rsquo;éjection de gaz de l&rsquo;étoile mourante, introduisant des asymétries et éloignant les nuages de gaz et de poussière d&rsquo;une forme parfaitement sphérique. Avec d&rsquo;autres observations de systèmes stellaires comme celui-ci, les scientifiques peuvent mieux comprendre comment la présence de compagnes affecte la mort des étoiles.</p>
<p><strong>Publication de l&rsquo;ESO :</strong> <a href="https://www.eso.org/public/images/potw2608a/" target="_blank">https://www.eso.org/public/images/potw2608a/</a></p>
<p><strong>L’article de référence :</strong></p>
<p>Tomassini et al., <em>Characterising the post-red supergiant binary system AFGL 4106 and its complex nebula with SPHERE/VLT, Astronomy and Astrophysics</em>, 706, A5, 13 pp., 2026. <a href="https://doi.org/10.1051/0004-6361/202557705" target="_blank">https://doi.org/10.1051/0004-6361/202557705</a></p>
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		<title>ORB et Belnet lancent le premier tronçon du réseau optique résilient de synchronisation de temps en Belgique</title>
		<link>https://www.astro.oma.be/fr/orb-et-belnet-lancent-le-premier-troncon-du-reseau-optique-resilient-de-synchronisation-de-temps-en-belgique/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 17:03:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Le Binh San Pham]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>L’Observatoire royal de Belgique (ORB) et Belnet ont le plaisir d’annoncer que, dans le cadre du projet BOOSTED, le premier tronçon du réseau belge de temps et de fréquence est opérationnel depuis le 4 décembre 2025.</strong></p>
<p>BOOSTED vise à développer en Belgique un réseau optique de transfert du temps et de la fréquence (T&#38;F) et à le connecter au réseau européen de [...]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Observatoire royal de Belgique (ORB) et Belnet ont le plaisir d’annoncer que, dans le cadre du projet BOOSTED, le premier tronçon du réseau belge de temps et de fréquence est opérationnel depuis le 4 décembre 2025.</strong><span id="more-7360"></span></p>
<p>BOOSTED vise à développer en Belgique un réseau optique de transfert du temps et de la fréquence (T&amp;F) et à le connecter au réseau européen de métrologie. Comme le réseau BOOSTED repose sur des liaisons optiques, il est insensible aux menaces pesant sur le GNSS (telles que le brouillage, l’usurpation de signal/spoofing, …), ce qui soutient le développement d’infrastructures résilientes.</p>
<p>Cette première étape permet déjà de fournir un signal de synchronisation précis, généré par les horloges atomiques exploitées à l’ORB, à deux points de présence Belnet ainsi qu’à un centre de données commercial dans la région bruxelloise. Plus précisément, les deux premières liaisons optiques de synchronisation atteignent une précision inférieure à la nanoseconde, ce qui les rend plus précises que les signaux de synchronisation actuellement générés par le PTP et le GNSS.</p>
<p>Dans les mois à venir, nous mettrons en œuvre les prochains tronçons et continuerons de connecter les utilisateurs qui ont déjà exprimé leur souhait de bénéficier de ce service. Si votre organisation souhaite également rejoindre le réseau T&amp;F, n’oubliez pas de vous inscrire au deuxième workshop sur le temps et la fréquence, qui aura lieu le 10 mars. Cet atelier, organisé par l’ORB et Belnet, présentera les avancées réalisées dans le cadre du projet BOOSTED ainsi que les étapes déjà franchies pour développer une infrastructure T&amp;F durable en Belgique. L’inscription à cet atelier est disponible via le lien suivant : <a href="https://events.spacepole.be/event/269/" target="_blank">https://events.spacepole.be/event/269/</a>.</p>
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		<title>Activité sismique en Belgique et alentours en 2025</title>
		<link>https://www.astro.oma.be/fr/activite-sismique-en-belgique-et-alentours-en-2025/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 14:59:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Le Binh San Pham]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.astro.oma.be/?p=7346</guid>
		<description><![CDATA[<p><strong><em>En 2025, 137 séismes naturels ont été localisés en Belgique ou à proximité par l’Observatoire royal de Belgique. Sur le territoire belge, aucun tremblement de terre n&#8217;a été suffisamment important pour être ressenti.</em></strong></p>
<p>En 2025, 137 tremblements de terre naturels ont été mesurés par l&#8217;Observatoire royal de Belgique dans une zone comprise entre 1° et 8° de longitude est et 49° [...]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>En 2025, 137 séismes naturels ont été localisés en Belgique ou à proximité par l’Observatoire royal de Belgique. Sur le territoire belge, aucun tremblement de terre n&rsquo;a été suffisamment important pour être ressenti.</em></strong><span id="more-7346"></span></p>
<p>En 2025, 137 tremblements de terre naturels ont été mesurés par l&rsquo;Observatoire royal de Belgique dans une zone comprise entre 1° et 8° de longitude est et 49° et 52° de latitude nord (figure 1). 37 séismes naturels ont été localisés sur le territoire belge, mais aucun de ces événements n&rsquo;a été ressenti par la population locale, soit parce que leur magnitude était trop faible, soit parce que leur profondeur focale était trop importante.</p>
<p>Le plus grand séisme en Belgique s&rsquo;est produit le 31 décembre 2025 à Heppenbach et avait une magnitude locale de ML=1,7. Le catalogue des séismes de 2025 est complet pour les séismes naturels d&rsquo;une magnitude ML supérieure à 1,0. Les événements d&rsquo;une magnitude inférieure à 1,0 ont également été détectés de manière systématique là où le réseau sismique belge est plus dense sur le territoire belge. En dehors de la Belgique, seuls les événements suffisamment importants pour être détectés par le réseau sismique belge ont été inclus dans le catalogue sismique de 2025. La plupart des séismes enregistrés en 2025 se sont produits dans des régions où l&rsquo;activité sismique historique est documentée (figure 2).</p>
<p>En 2025, l&rsquo;Observatoire royal de Belgique a également mesuré 4 événements induits, 307 explosions dans des carrières et 4 explosions en mer liées à des explosions contrôlées de bombes de la Première et de la Seconde Guerre mondiale par les armées belge, néerlandaise ou française.</p>
<p>À titre de comparaison, l&rsquo;année dernière, en 2024, 141 séismes ont été détectés en Belgique et dans ses environs.</p>
<div id="attachment_7347" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/01/2025-activité-sismique-ORB.png"><img class="size-large wp-image-7347 img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/01/2025-activité-sismique-ORB-1024x700.png" alt="Carte de la Belgique et des environs avec des points indiquant les tremblements de terre et les événements sismiques." width="780" height="533" /></a><p class="wp-caption-text"><strong>Figure 1 :</strong> Événements enregistrés en 2025 par le réseau sismique belge de l&rsquo;Observatoire royal de Belgique.</p></div>
<div id="attachment_7348" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/01/Fig2_2025-activité-sismique-ORB.png"><img class="size-large wp-image-7348 img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2026/01/Fig2_2025-activité-sismique-ORB-1024x699.png" alt="Carte de la Belgique et des environs avec des points indiquant les tremblements de terre et les événements sismiques et des points indiquant le catalogue sismique belge." width="780" height="532" /></a><p class="wp-caption-text"><strong>Figure 2 :</strong> Tremblements de terre enregistrés en 2025 par le réseau sismique belge de l&rsquo;Observatoire royal de Belgique. Le catalogue complet des tremblements de terre de nos régions est représenté en blanc. Les séismes mesurés en 2025 se sont produits dans des régions où l&rsquo;activité sismique historique est documentée.</p></div>
<p><strong>Site Internet: </strong><a href="https://seismologie.be/fr " target="_blank">https://seismologie.be/fr </a></p>
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		<title>Proba-3 fête son 1er anniversaire dans l&#8217;espace</title>
		<link>https://www.astro.oma.be/fr/proba-3-fete-son-1er-anniversaire-dans-lespace/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 16:36:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Le Binh San Pham]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>5 décembre 2024 – il y a un an, le duo de satellites Proba-3 a quitté la Terre. À bord se trouvait le télescope ASPIICS, dont la mission est de réaliser des éclipses solaires totales parfaites depuis l&#8217;espace. Le lancement s&#8217;était déroulé sans encombre. </strong></p>
<p><strong>5 décembre 2025 – exactement un an plus tard, ASPIICS a déjà fourni une multitude d&#8217;images [...]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>5 décembre 2024 – il y a un an, le duo de satellites Proba-3 a quitté la Terre. À bord se trouvait le télescope ASPIICS, dont la mission est de réaliser des éclipses solaires totales parfaites depuis l&rsquo;espace. Le lancement s&rsquo;était déroulé sans encombre. </strong></p>
<p><strong>5 décembre 2025 – exactement un an plus tard, ASPIICS a déjà fourni une multitude d&rsquo;images étonnantes de l&rsquo;atmosphère solaire proche de sa surface, un véritable trésor pour les scientifiques spécialisés dans l&rsquo;étude du Soleil. </strong><span id="more-7328"></span></p>
<h3>Un aperçu du trésor</h3>
<p>La photo ci-dessous est une image en lumière visible de la couronne solaire prise par ASPIICS le 9 septembre 2025. La couronne présente une forme typique pour un cycle d&rsquo;activité solaire maximale, avec des filaments visibles tout autour du limbe solaire. On observe une éjection de masse coronale se propageant vers l&rsquo;ouest (à droite de l&rsquo;image).</p>
<div id="attachment_7329" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2025/12/JHV_2025-12-05_12.31.11-00011.png"><img class="size-large wp-image-7329 img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2025/12/JHV_2025-12-05_12.31.11-00011-1024x1024.png" alt="Disque noir entouré d'une couronne solaire verdâtre" width="780" height="780" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit : ESA/Proba-3/ASPIICS.</p></div>
<p>La photo qui suit montre le Soleil et l&rsquo;atmosphère solaire à la date du 16 juillet 2025. Les images vertes sont plus détaillées que les images rouges. Une éjection de masse coronale se propage vers l&rsquo;ouest (à droite de l&rsquo;image).  L&rsquo;image en extrême ultraviolet (EUV) du milieu a été prise par SDO/AIA. L&rsquo;image verte en lumière blanche a été prise par ASPIICS, l&rsquo;image rouge en lumière blanche provient de SOHO/LASCO.</p>
<div id="attachment_7330" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://stce.be/movies/JHV_2025-10-01_23.40.02.mp4"><img class="wp-image-7330 size-large img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot-2025-12-05-at-14.31.591-1024x1000.png" alt="Soleil jaune entouré d'un disque verdâtre de couronne solaire entouré d'un disque rougeâtre plus grand de couronne solaire" width="780" height="761" /></a><p class="wp-caption-text">Cliquez sur l&rsquo;image pour voir la vidéo. Crédit : ESA/Proba-3/ASPIICS.</p></div>
<h3>Réactions de l&rsquo;équipe belge ASPIICS</h3>
<h4>Laurent Dolla, planificateur scientifique – on ne s&rsquo;ennuie jamais</h4>
<p>ASPIICS est vraiment un instrument de pointe, pour lequel je planifie les observations. Nos images sont « nettes » et d&rsquo;une qualité exceptionnelle. J&rsquo;ai été surpris que l&rsquo;instrument parvienne à ce résultat même avec des temps d&rsquo;exposition « normaux ». Nous pouvons désormais voir des détails qui n&rsquo;avaient jamais été observés auparavant, car ils se détachent clairement de l&rsquo;arrière-plan. Pour nous, scientifiques spécialisés dans l&rsquo;étude du Soleil, c&rsquo;est très excitant. Quand je me réveille au milieu de la nuit, il n&rsquo;est pas rare que je me mette au travail. Avec ASPIICS, on ne s&rsquo;ennuie jamais.</p>
<h4>Andrei Zhukov, investigateur principal – être à la pointe de la physique solaire</h4>
<p>J&rsquo;ai rejoint l&rsquo;équipe Proba-3 dès 2009. Maintenant, après son lancement et sa mise en service, je peux enfin faire ce que j&rsquo;aime : la science. Nous réalisons des éclipses solaires totales, presque comme sur une chaîne de montage, ce qui me donne l&rsquo;impression d&rsquo;être un enfant dans un parc scientifique jouant avec des images sans précédent. En juin 2025, j&rsquo;ai été témoin de la première éruption de protubérance solaire géante avec ASPIICS. Nous pouvions déjà la voir sur nos images avant même de les avoir traitées ! J&rsquo;ai hâte de présenter les résultats scientifiques lors de la réunion annuelle de l’American Geophysical Union en décembre 2025.</p>
<h4>Zoe Zontou, opératrice d&rsquo;instruments – c&rsquo;est le métier le plus cool qui soit</h4>
<p>C&rsquo;est tellement cool que nous puissions observer des éclipses solaires totales depuis l&rsquo;espace et que je sois opératrice de cet instrument ! Je viens d&rsquo;un milieu totalement différent de la physique solaire, j&rsquo;étais donc ravie lorsque j&rsquo;ai rejoint l&rsquo;équipe en mai 2025. Le jour où nous avons montré la <a title="Première image d’éclipse artificielle de Proba-3" href="https://www.astro.oma.be/fr/premiere-image-declipse-artificielle-de-proba-3/" target="_blank">première image scientifique officielle</a> au public a été vraiment passionnant. J&rsquo;ai déjà appris tellement de choses sur l&rsquo;atmosphère solaire. ASPIICS m&rsquo;a montré que je ne cesserai jamais de poser des questions et d&rsquo;apprendre. J&rsquo;adore ça et j&rsquo;ai hâte de rencontrer encore plus de personnes intéressantes et d&rsquo;en découvrir davantage sur la physique solaire et notre Soleil !</p>
<h4>Andreas, opérateur d&rsquo;instruments – mordu par le virus de la physique solaire</h4>
<p>Je planifie et écris des commandes pour le télescope, mais je surveille également les données qui arrivent. Cela signifie que je suis l&rsquo;un des premiers à voir les images ! Je suis vraiment en première ligne pour voir des choses qui n&rsquo;ont jamais été vues auparavant. En théorie, les commandes d&rsquo;ASPIICS peuvent être données un peu à l&rsquo;avance, mais au début de la mission, je me trouvais parfois au centre des opérations de mission à Redu, où je devais prendre des mesures immédiates et appeler les stations terrestres distantes. Ensemble, nous devions commander les satellites et ASPIICS en temps réel. Depuis mon doctorat, j&rsquo;ai eu de grands rêves. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est incroyable de faire partie de cette communauté de chercheurs passionnés et de résoudre d&rsquo;importantes questions ouvertes sur le Soleil.</p>
<p>Pour en savoir plus, visitez le site de Proba-3 : <a href="https://www.sidc.be/proba-3/" target="_blank">https://www.sidc.be/proba-3/</a></p>
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		<title>En fin de compte, une poussée de croissance tardive des jeunes étoiles favorise la formation de planètes géantes</title>
		<link>https://www.astro.oma.be/fr/en-fin-de-compte-une-poussee-de-croissance-tardive-des-jeunes-etoiles-favorise-la-formation-de-planetes-geantes/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 16:49:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Le Binh San Pham]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>Bruxelles, le 3 décembre 2025 – En mesurant la vitesse à laquelle les jeunes étoiles grandissent, les astronomes ont découvert que, contrairement aux attentes initiales, leur croissance est beaucoup plus rapide dans les dernières étapes de leur formation qu’au début. Ainsi, tout comme les humains, les étoiles de masse intermédiaire subissent une poussée de croissance et ont un appétit vorace durant [...]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bruxelles, le 3 décembre 2025 – En mesurant la vitesse à laquelle les jeunes étoiles grandissent, les astronomes ont découvert que, contrairement aux attentes initiales, leur croissance est beaucoup plus rapide dans les dernières étapes de leur formation qu’au début. Ainsi, tout comme les humains, les étoiles de masse intermédiaire subissent une poussée de croissance et ont un appétit vorace durant leur adolescence. Cette découverte, rapportée par une équipe internationale dirigée par Sean Brittain de l’Université Clemson (USA), et incluant René Oudmaijer de l’Observatoire royal de Belgique, résout un problème de longue date concernant les planètes géantes. En effet, ces dernières sont régulièrement détectées autour d’étoiles de masse intermédiaire, mais elles ne devraient pas exister.</strong><span id="more-7313"></span></p>
<p>Les jeunes étoiles commencent leur vie entourées d’un disque de gaz et de poussière. Au cours des 40 dernières années, les astronomes ont établi que la matière de ce disque tombe progressivement sur la jeune étoile à mesure qu’elle croît et se développe. Le disque est ionisé par le rayonnement de l’étoile, ce qui provoque son extension, de la même manière qu’une motte d’argile sur un tour de potier. Une partie de cette matière tombe sur l’étoile, une autre est expulsée, et le reste se forme en planètes. À mesure que le disque se dissipe, le taux de matière qui tombe sur l’étoile diminue également. Finalement, l’étoile atteint sa masse finale et la formation des planètes prend fin.</p>
<div id="attachment_7314" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2025/12/2000x18721.png"><img class="wp-image-7314 size-large img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2025/12/2000x18721-1024x958.png" alt="Nuages interstellaires dans l'espace" width="780" height="729" /></a><p class="wp-caption-text">Cette image combine les données des observations en proche et moyen infrarouge des Piliers de la Création par le télescope James Webb. On peut y voir des milliers d’étoiles visibles en lumière proche infrarouge, ainsi que toute la poussière qui ressort en lumière moyenne infrarouge. Examinez l’image en détail (<a href="https://science.nasa.gov/asset/webb/pillars-of-creation-nircam-and-miri-composite-image/" target="_blank">https://science.nasa.gov/asset/webb/pillars-of-creation-nircam-and-miri-composite-image/</a>).<br /> NASA, ESA, CSA, STScI ; Traitement d’image : Joseph DePasquale (STScI), Alyssa Pagan (STScI), Anton Koekemoer (STScI).</p></div>
<p>Cette théorie explique très bien la formation des étoiles similaires au Soleil, mais elle a été remise en question par les observations de jeunes étoiles légèrement plus massives. On a constaté que ces étoiles gagnent de la masse à des taux bien plus élevés que prévu.</p>
<p>Comment les astronomes mesurent-ils le taux de croissance des étoiles ? Comme l’explique professeur Sean Brittain : « Lorsque la matière tombe sur une étoile, beaucoup d’énergie est libérée. Tout comme lorsqu’on laisse tomber une chaise, elle fait du bruit, et peut même se casser. Dans le cas de la matière accrétée, l’énergie libérée est bien plus grande. On peut observer ce phénomène sous la forme d’un rayonnement supplémentaire émis par le système, ce qui nous permet de déterminer le taux d’accrétion de masse des étoiles. »</p>
<p>L’équipe a étudié de jeunes étoiles, également appelées étoiles Herbig, qui sont plus chaudes et plus massives que notre Soleil. Leurs taux d’accrétion avaient déjà été étudiés en détail et, comme prévu, on a observé qu’ils diminuaient avec l’âge à mesure que les étoiles atteignaient leur pleine maturité. Cependant, cela signifiait également qu’au début de leur formation, les étoiles devaient s’accréter à des taux encore plus élevés que ceux observés aujourd’hui.</p>
<p>Dr René Oudmaijer, de l’Observatoire royal de Belgique, déclare : « Cela impliquait que les disques entourant ces étoiles devaient être très massifs dès le départ. Cela poserait un problème, car de tels disques massifs seraient instables et se fragmenteraient avant même que les planètes aient la chance de se former. »</p>
<p>Des relevés récents ont identifié des étoiles qui évolueraient en étoiles Herbig, ce qui a incité l’équipe à étudier comment les taux d’accrétion de ces objets plus jeunes différaient de ceux des étoiles Herbig. Ce qu’ils ont trouvé était inattendu, comme le commente Dr Gwendolyn Meeus de l’Universidad Autónoma de Madrid : « Au lieu de taux d’accrétion plus élevés, nous avons trouvé des valeurs jusqu’à 30 fois inférieures à celles des étoiles Herbig. D’une certaine manière, cela résout le problème de masse, car le disque n’a pas besoin d’être si massif au départ. » Mais cela posait un autre problème, comme l’indique Brittain : « La théorie prédit que les étoiles accrètent moins de matière avec le temps, et pas davantage. Cette nouvelle découverte nécessite une explication basée sur une physique solide si nous voulons changer notre façon de penser actuelle. »</p>
<p>L’équipe a découvert qu’il manquait jusqu’à présent un ingrédient clé dans les modèles. Les étoiles Herbig ont des températures élevées, mais leurs précurseurs commencent avec des températures beaucoup plus froides. Ce sont précisément les températures stellaires qui affectent les disques et déterminent la vitesse à laquelle ils perdent leur matière au profit de l’étoile. Une étoile qui devient plus chaude émet progressivement beaucoup plus de rayonnement ultraviolet. Cela ionise à son tour le gaz dans ces disques, ce qui entraîne une accrétion de plus en plus importante sur l’étoile.</p>
<p>Le mystère de longue date concernant l’existence de planètes géantes gazeuses autour d’étoiles de masse intermédiaire, qui avaient été observées, mais dont l’existence n’avait pas été prédite, semble résolu grâce à ce travail. « En effet », conclut Josh Kern de Clemson University, « cette poussée de croissance tardive ouvre la possibilité que des planètes géantes se forment dans les premiers stades, lorsque les étoiles sont encore beaucoup plus froides. »</p>
<p>L’étude est publiée dans The Astronomical Journal.</p>
<p><strong>L’article : </strong><br />
Brittain et al., ‘Evolution of the Accretion Rate of Young Intermediate Mass Stars: Implications for Disk Evolution and Planet Formation’, The Astronomical Journal, DOI: <a href="https://doi.org/10.3847/1538-3881/ae1a42" target="_blank">10.3847/1538-3881/ae1a42</a>, publié en ligne.</p>
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		<title>Aurores boréales en Belgique</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 15:38:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Le Binh San Pham]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p><strong>12 novembre 2025, très tôt le matin. Des collègues du STCE, le centre de la météorologie spatiale belge, ont eu la chance de voir des aurores boréales depuis leur terrasse à Bruxelles. Le spectacle de couleurs a été une merveille à leurs yeux. Il est en effet assez exceptionnel de pouvoir observer ce phénomène en Belgique (et encore plus au [...]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>12 novembre 2025, très tôt le matin. Des collègues du STCE, le centre de la météorologie spatiale belge, ont eu la chance de voir des aurores boréales depuis leur terrasse à Bruxelles. Le spectacle de couleurs a été une merveille à leurs yeux. Il est en effet assez exceptionnel de pouvoir observer ce phénomène en Belgique (et encore plus au milieu d’une ville où la pollution lumineuse est importante), même si notre Soleil est actuellement dans la phase la plus active de son cycle.</strong><span id="more-7264"></span></p>
<div id="attachment_7265" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251112_04472898022.jpg"><img class="size-large wp-image-7265 img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2025/11/IMG_20251112_04472898022-926x1024.jpg" alt="Un ciel rougeâtre au-dessus d'une ville" width="780" height="862" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit: Nancy Narang (Observatoire royal de Belgique)</p></div>
<p>Car c’est bien le Soleil qui est à l’origine de ces aurores boréales. Ces derniers jours, notre Terre s’est trouvée dans le champ de vision d’une région de taches solaires très active. Cette région a produit plusieurs éruptions solaires de la catégorie la plus élevée (X). Elles ont été accompagnées d’éruptions de plasma solaire et de protons, des particules très rapides. Les éruptions de plasma successives étaient dirigées vers la Terre et ont atteint des vitesses de plus en plus élevées.</p>
<h3>La tempête souffle aussi chez nous</h3>
<p>La nuit dernière, les premiers nuages solaires ont atteint notre Terre. Ils ont provoqué de très fortes perturbations de notre champ magnétique. Celles-ci sont mesurées à l’aide d’appareils au sol, des magnétomètres, installés en Belgique à Dourbes et Manhay. Sur la base de ces mesures, un indice K local est établi, qui reflète la perturbation du champ magnétique dans notre région. Un indice K local &gt; 8 indique un risque d’aurores boréales. Le graphique ci-dessous montre clairement que cette condition était remplie cette nuit.</p>
<div id="attachment_7266" style="width: 890px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2025/11/Kindex2.png"><img class="size-full wp-image-7266 img-responsive" src="https://www.astro.oma.be/wp-content/uploads/2025/11/Kindex2.png" alt="Trois graphiques avec des barres vertes, jaunes, orange et rouges." width="880" height="924" /></a><p class="wp-caption-text">Indices d&rsquo;activité magnétique pour la Belgique (<a href="http://ionosphere.meteo.be/geomagnetism/K_BEL/" target="_blank">source</a>)</p></div>
<h3>Faut-il s’inquiéter ?</h3>
<p>Les aurores boréales sont avant tout un spectacle magnifique dont il faut profiter pleinement, mais une tempête géomagnétique peut avoir une incidence sur nos technologies. En effet, outre le champ géomagnétique, elles perturbent également l’ionosphère, une couche de notre atmosphère qui est cruciale pour les communications. Ainsi, des avertissements ont été envoyés cette nuit à l’aviation afin de la prévenir de perturbations dans les communications radio. La position GPS peut également être temporairement moins précise pendant une tempête. Dans les pays plus proches des pôles, des perturbations peuvent survenir dans le réseau électrique. En Belgique, les gestionnaires du réseau électrique et la Défense ont également été avertis. Le STCE, le centre météorologique spatial belge, suit la situation de près.</p>
<h3>À quoi pouvons-nous encore nous attendre ?</h3>
<p>Hier, le 11 novembre, cette région active a lancé une nouvelle éruption solaire et un nuage de plasma, le plus récent à ce moment. Ce nuage a quitté le soleil à une vitesse de plus de 1 500 km par seconde et file désormais à travers l’espace en direction de la Terre. Nous estimons son arrivée chez nous pour cette nuit. Nous pouvons donc nous attendre à une perturbation supplémentaire de notre champ magnétique. La météo spatiale restera donc orageuse pendant encore quelques jours.</p>
<p>De plus, le soleil continue à être très actif et la région solaire à l’origine de toutes ces perturbations est toujours orientée vers la Terre. De nouvelles éruptions solaires et de nouveaux nuages de plasma ne sont donc pas à exclure. Nos prévisionnistes s’attendent à une semaine encore chargée. Et, avec un peu de chance, nous pourrons également observer des aurores boréales cette nuit, si les nuages ne viennent pas gâcher le spectacle : regardez bien vers le nord !</p>
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		<title>Des scientifiques de la mission Bepicolombo se sont réunis à l’Observatoire royal de Belgique</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 11:18:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Le Binh San Pham]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><strong>Le mardi 30 septembre 2025, des scientifiques de plusieurs pays se sont réunis pour un workshop de trois jours sur les expériences BELA et MORE à bord de la mission BepiColombo vers Mercure. </strong></p>
<p>La mission conjointe de l’ESA et de JAXA a été lancée en 2018. Elle est sur le point d’atteindre la fin de son long voyage vers Mercure, [...]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le mardi 30 septembre 2025, des scientifiques de plusieurs pays se sont réunis pour un workshop de trois jours sur les expériences BELA et MORE à bord de la mission BepiColombo vers Mercure. </strong><span id="more-7243"></span></p>
<p>La mission conjointe de l’ESA et de JAXA a été lancée en 2018. Elle est sur le point d’atteindre la fin de son long voyage vers Mercure, où elle devrait se mettre en orbite à la fin de 2026. Les spécialistes s’emploient actuellement à perfectionner tous les outils et techniques nécessaires pour tirer le meilleur parti des mesures et des données scientifiques à venir. Ces mesures offriront un aperçu sans précédent de l’intérieur de la planète.</p>
<p>L’expérience MORE (Mercury Orbiter Radio-science Experiment) à bord de BepiColombo mesurera le champ gravitationnel de Mercure, y compris les petites variations temporelles, dues par exemple aux marées. L’altimètre laser BepiColombo (BELA) cartographiera la surface de Mercure avec une précision inédite et déterminera les mouvements subtils causés par les marées et la rotation. Les données issues de ces deux expériences permettront aux scientifiques, dont plusieurs de l’Observatoire royal de Belgique (ORB), de déduire les propriétés de l’intérieur de la planète.</p>
<p>Les scientifiques de l’ORB ont également participé à une autre réunion sur BepiColombo à l’Observatoire de Paris les jeudi et vendredi de la même semaine. Les membres de l’équipe SIMBIO-SYS, le spectromètre et la caméra de BepiColombo, ont discuté des dernières avancées dans la préparation de l’analyse des données. En mesurant avec précision la rotation de Mercure, SIMBIO-SYS complétera les données de MORE et BELA pour sonder les profondeurs de la planète.</p>
<p><em>Van Hoolst est co-investigateur de MORE, co-investigateur de SIMBIO-SYS, membre de l’équipe et responsable du groupe de travail BELA.</em><br />
<em>Rivoldini est co-investigateur et responsable du groupe de travail BELA.</em><br />
<em>Yseboodt, R.-M. Baland et J. Rekier sont membres de l’équipe BELA.</em></p>
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